GÉOPOÉTIQUE DES CONFINS

Cet ouvrage explore la géopoétique des confins au sens géographique du terme, en mettant au premier plan des paysages grandioses, ceux du désert, de la forêt, de la toundra, de la banquise, du fleuve, de la lande, autant d’espaces soumis aux forces vives des éléments et qui mettent le corps et l’esprit à l’épreuve. Là où la végétation prolifère de manière fulgurante, là où le rythme de l’eau anime le paysage, là où le minéral impose ses lois, là où le vent souffle à perdre haleine, là où les phénomènes premiers retiennent toute l’attention, les confins apparaissent.

La géopoétique inscrit au cœur de ses préoccupations le rapport à la terre, au monde, au dehors. La trajectoire suivie dans cet ouvrage va du regard sur les marges et les lointains jusqu’aux limites qui séparent les cultures, pour se déplacer finalement de l’autre côté des frontières, pour entendre des voix jaillissant des confins, celles des littératures nomades et inuit ayant émergé au cours du xxe siècle ; entre les deux, des écrivains, voyageurs et/ou géographes, qui arpentent les territoires à la recherche d’une plus grande harmonie avec l’univers, qui revendiquent le métissage ou qui remettent en question certains préjugés tenaces. Loin d’être vides, ces espaces immenses sont au contraire remplis de vie animale, végétale et humaine, remplis de pierre et de silence. Ce renversement de perspective s’appuie sur l’analyse de corpus diversifiés, où se côtoient la poésie de Kenneth White, Jean Morisset, François Turcot, Aqqaluk Lynge, Taqralik Partridge, Vicky Simigak ; les récits de voyage de Pierre Loti, Isabelle Eberhardt, Benjamin Péret, Jesus Paes Loureiro, Sylvain Tesson ; les romans de Marie Le Franc, Francine Ouellette, Ibrahim Al Koni, J.-M.G. Le Clézio, Markoosie Patsauq ; le récit de Mitiarjuk Nappaaluk et les essais d’Alootook Ipellie et Zebedee Nungak.

Sommaire
Rachel Bouvet et Rita Olivieri-Godet, « Introduction »

Perspectives théoriques
Rachel Bouvet, UQAM, « Paysages des confins : déserts, mers, forêts »
Christophe Roncato Tounsi, Université Stendhal – Grenoble 3, « Kenneth White : le monde de Rannoch Moor »
Rita Olivieri-Godet, Université Rennes 2, « L’«espace évanoui» du continent américain et l’imaginaire des confins »

La toundra
Nelly Duvicq, UQAM, « Les mots de la toundra : poétique du territoire dans la littérature inuit »                        

La plaine
Licia Soares de Souza, Université Nationale de l’État de Bahia, « La géopoétique des confins de Francine Ouellette »

La forêt 
Élise Lepage, University of Waterloo, « Émergence d’une subjectivité des confins : les premiers recueils de François Turcot »
Leonor Lourenço de Abreu, Université catholique de Louvain, « D’une forêt à l’autre : déambulations poétiques de Benjamin Péret »                              

Le fleuve
Brigitte Thiérion, Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3, « Expérience poétique du grand fleuve chez João de Jesus Paes Loureiro.Proposition pour une lecture géopoétique »

Le désert
Élisabeth Vauthier, Université Lyon 3, « Entre roc et sable, le récit du Sahara comme lecture immémoriale de l’humain dans Le saignement de la pierre d’Ibrahim Al Koni »

Pour plus d’informations, consultez la notice (Géopoétique des confins) sur le site Internet des PUR.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s