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nous les entendons avant de les voir
ces voiliers d’oies des neiges qui migrent
plumage blanc à primaires noires
elles sont nombreuses
dans la lueur de l’aube
s’entremêlent les parulines masquées
les jaunes, les flamboyantes, les ruisseaux
leur chant coule de la lune
entre goglus des prés et carouges à épaulettes
le moucherolle phébi et la bécasse d’amérique
jupiter respire, ça dit
tu es au bon endroit
au bon moment
quand j’écoute mes élans
débute le mouvement
cette marche au creux
de mon âme qui chante
– Jeanne Soubry